Février 2026 marque quatre ans depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine le 24 février 2022 — et quatorze ans depuis le début de l’agression contre l’Ukraine en février 2014 avec l’occupation de la Crimée et le déclenchement du conflit armé dans l’est du pays. Si les racines de la guerre remontent à plus d’une décennie, les destructions infligées au cours des quatre dernières années à elles seules sont vertigineuses. Même si l’on ne considère que les pertes humaines, les déplacements et les destructions enregistrés depuis 2022, l’ampleur des souffrances reste effroyable et continue de s’aggraver.
Des milliers de civils ont été tués. Des millions de femmes et de familles ont été contraintes de quitter leur foyer, tandis que des millions d’autres vivent encore dans des villes et villages endommagés, où l’accès au chauffage, à l’électricité, à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation et à l’emploi demeure fragile ou fortement limité. Ces conditions ne constituent pas seulement des difficultés liées à la guerre ; elles traduisent une atteinte prolongée aux droits fondamentaux — le droit à la vie, à la sécurité, à la santé, au logement et à la dignité.
Le coût humain s’est alourdi avec le temps. En 2025, les pertes civiles ont atteint leur niveau le plus élevé depuis le début de l’invasion. Selon des données confirmées par les Nations Unies, plus de 5 000 femmes et filles ont été tuées et près de 14 000 blessées depuis le début de la guerre — des chiffres qui sous-estiment probablement l’ampleur réelle des pertes. Chaque nombre représente une vie interrompue, une famille brisée et une communauté à jamais transformée.
Dans ce contexte de dévastation, les femmes ont continué à faire vivre leurs communautés. Elles ont assumé des rôles de leadership, soutenu les économies locales, fourni une aide humanitaire et servi en première ligne. Pourtant, la résilience a ses limites. À mesure que la guerre se prolonge, les coupes budgétaires et les attaques continues contre les infrastructures menacent non seulement la survie, mais aussi la protection des droits qui ne doivent pas disparaître dans l’ombre du conflit.