1. Introduction : l’ampleur des déportations et la réaction internationale
L’invasion armée à grande échelle de la Fédération de Russie en Ukraine se caractérise par l’utilisation délibérée du déplacement forcé de la population comme instrument stratégique de guerre. La transformation du déplacement des civils d’une conséquence des combats en une méthode de déconstruction démographique et sociale de la société ukrainienne a obligé la communauté internationale à reconnaître ce problème comme prioritaire. L’élément central de cette politique est la déportation des mineurs. Selon les statistiques officielles ukrainiennes, 16 226 enfants ont été déportés, dont seulement 308 ont été rapatriés à ce jour.
Février 2026 marque quatre ans depuis que la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l’Ukraine le 24 février 2022 — et quatorze ans depuis le début de l’agression contre l’Ukraine en février 2014 avec l’occupation de la Crimée et le déclenchement du conflit armé dans l’est du pays. Si les racines de la guerre remontent à plus d’une décennie, les destructions infligées au cours des quatre dernières années à elles seules sont vertigineuses. Même si l’on ne considère que les pertes humaines, les déplacements et les destructions enregistrés depuis 2022, l’ampleur des souffrances reste effroyable et continue de s’aggraver.
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En décembre 2025, à Izioum, s’est achevé un processus qui a duré près de trois ans : l’identification et la réinhumation de 449 personnes mortes pendant l’occupation russe de la ville en 2022. Pour certains, cela peut sembler être la fin d’une procédure technique ou administrative. Pour la communauté des droits humains, il s’agit d’un événement bien plus profond — lié à la dignité humaine, au droit à la vérité et à la responsabilité pour les crimes les plus graves.
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La violence fondée sur le genre dans le contexte de la guerre n’est pas seulement une violation des droits humains, mais aussi un instrument systématique d’agression et de contrôle. La guerre russo-ukrainienne a montré comment la violence sexuelle et la torture sont utilisées pour intimider, contraindre et discréditer les civils, les journalistes et les prisonniers de guerre. Comprendre l’ampleur et la spécificité de ce phénomène est essentiel pour une documentation efficace, le soutien aux victimes et la mise en responsabilité des auteurs.
La guerre menée par la Russie en Ukraine n’est pas seulement un combat pour des territoires. C’est un combat pour l’humanité elle-même. Quand les civils deviennent des cibles, quand des enfants sont enlevés pour servir de boucliers humains, et que des personnes âgées sont abattues pour être sorties de chez elles — ce n’est plus une guerre. C’est un crime contre l’humanité.
Septembre 2025. L’est de l’Ukraine est secoué par une nouvelle vague de violence. Alors que les combats font rage à Koupiansk, Myrove et Shandryholove, une vérité plus sombre refait surface — le terrorisme délibéré contre les civils, orchestré par l’armée russe.
La situation humanitaire à Gaza est critique. D’après les dernières informations, plus de 120 personnes, dont des enfants, sont mortes de faim. Le personnel médical et les organisations internationales rapportent une famine généralisée et un épuisement extrême de la population civile.
La situation humanitaire dans la bande de Gaza continue de se détériorer rapidement. Après l’expiration de l’accord de cessez-le-feu, négocié avec la médiation des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte le 18 mars 2024, Israël a repris ses opérations militaires et imposé un blocus total du territoire. Malgré un allègement partiel des restrictions et l’entrée limitée d’aide humanitaire, l’ampleur de la catastrophe humanitaire reste critique.
Selon les dernières données de l’ONU, le financement des opérations humanitaires diminue en 2025, et la situation dans les zones de conflit pourrait se détériorer considérablement — notamment dans les territoires ukrainiens occupés par la Russie. Malheureusement, il est impossible de recueillir des données statistiques précises, car la Russie refuse systématiquement l’accès même aux observateurs civils et aux missions humanitaires internationales. Les informations fournies par la Russie ne correspondent pas aux témoignages des personnes ayant fui les territoires occupés.
Alors, quelle est la réalité des besoins humanitaires fondamentaux — tels que l’accès à l’eau potable, aux produits alimentaires de base, et aux soins médicaux primaires — dans les zones contrôlées par la Russie, selon les témoignages de civils ?