La Russie continue de violer grossièrement le droit humanitaire international en cachant systématiquement l’état réel des prisonniers de guerre ukrainiens. Selon une mission d’experts indépendants de l’OSCE, récemment présentée à Vienne, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n’a pas un accès complet aux lieux de détention des Ukrainiens emprisonnés en Russie ou dans les territoires temporairement occupés.
Les membres de la mission indiquent que les autorités russes n'autorisent les visites qu'aux prisonniers en bon état de santé. Les malades, les blessés ou les torturés sont délibérément cachés aux observateurs internationaux. Le professeur Hervé Ascensio a précisé que toutes les visites du CICR sont étroitement contrôlées par la Russie, alors que la Convention de Genève garantit un accès libre et indépendant à tous les prisonniers.
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Statistiques générales et analyse de la situation actuelle
L'agression de la Fédération de Russie, qui a commencé en 2014 avec l'annexion de la Crimée et les actions militaires dans l'est de l'Ukraine, et qui s'est transformée en une guerre à grande échelle en février 2022, a conduit à la capture d'un grand nombre de militaires et de civils ukrainiens par la Russie au fil du temps.
Depuis le début des combats dans l'est de l'Ukraine en 2014, notamment dans les régions de Donetsk et de Louhansk, des dizaines de militaires ukrainiens ont été capturés par des séparatistes soutenus par la Russie. Selon les rapports des organisations de défense des droits de l'homme, entre 2014 et 2021, plus de 1 500 militaires et civils ont été enlevés et faits prisonniers. Après l'annexion de la Crimée par la Russie, les militaires ukrainiens restés sur la péninsule sont devenus des cibles d'arrestations et de détentions illégales. Selon les défenseurs des droits humains, environ 10 % des militaires ukrainiens ayant servi en Crimée ont été arrêtés par les forces russes et faits prisonniers.
D'après les données du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), au début d'août 2024, environ 20 000 militaires et civils ukrainiens sont détenus par la Russie. Ces chiffres témoignent de violations systématiques des droits humains, nécessitant une réponse internationale urgente.
L'escalade du conflit israélo-palestinien en octobre 2023 est devenue l'un des événements les plus destructeurs dans la région depuis des décennies. Les attaques à grande échelle des deux côtés ont entraîné d'importantes pertes civiles et des violations des droits des prisonniers de guerre. À la fois les civils palestiniens et israéliens sont devenus victimes de violences et de graves violations des droits de l'homme. Les données résumées examinent les principaux aspects du conflit, notamment la prise d'otages, les crises humanitaires et les violations des droits de l'homme, avec des statistiques correspondantes.
Lors des attaques terroristes du 7 octobre 2023, qui ont eu lieu dans le cadre d'une attaque brutale et perfide des terroristes du Hamas contre Israël, le bilan s'élève à 1 139 victimes : 695 civils israéliens (dont 38 enfants), 71 ressortissants étrangers et 373 membres des forces de sécurité. Ces chiffres ont été publiés en décembre 2023 à partir des données de sécurité sociale. 251 personnes ont également été prises en otage lors de la première attaque contre Israël dans la bande de Gaza. Par ailleurs, 479 Palestiniens, dont 116 enfants, et 9 Israéliens ont été tués en Cisjordanie occupée (y compris Jérusalem-Est). De plus, cinq personnes sont portées disparues, dont quatre Israéliens.
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