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Association pour les Droits de l'Homme dans les Zones de Conflit

Situation actuelle

La Russie et l’Ukraine ont procédé au plus grand échange de prisonniers depuis le début du conflit, dans le format « 1000 contre 1000 »

La Russie et l’Ukraine ont achevé le plus important échange de prisonniers depuis le début de la guerre à grande échelle. Conformément à l’accord conclu à Istanbul, les deux parties ont libéré 1000 personnes chacune sur une période de trois jours. L’échange s’est déroulé par étapes :

Le 23 mai, les deux parties ont échangé 390 personnes (270 militaires et 120 civils) ;
Le 24 mai, un deuxième échange a eu lieu — 307 militaires de chaque côté ont été libérés ;
Le 25 mai, dernier jour, encore 303 personnes ont été échangées.

Au total, 2000 personnes ont été libérées en trois jours. Cet échange s’est distingué par un nouveau format : les listes ont été formées selon le principe d’un accord mutuel. Chaque partie transmettait une liste de personnes qu’elle était prête à libérer, et recevait une liste équivalente de l’autre côté.

La Direction principale du renseignement ukrainien a précisé qu’aucun combattant du régiment « Azov » n’avait été libéré dans le cadre de cet échange. Cela s’explique par le nouveau format, dans lequel l’accord des parties prime sur la proportionnalité ou la priorité de certaines catégories de prisonniers.

Selon le Centre de coordination ukrainien pour les prisonniers de guerre, il s’agit du sixième échange en 2025 et du 65e depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022. Depuis mars 2022, 5757 citoyens ukrainiens ont été libérés dans le cadre de négociations, et 536 autres ont été rapatriés en dehors des échanges officiels.

Les témoignages des prisonniers ukrainiens libérés font état de graves violations des droits humains commises par la Russie à l’encontre des prisonniers de guerre ukrainiens. Selon leurs récits, 90 % d’entre eux ont été torturés, n’ont pas reçu de soins médicaux, ont subi des violences physiques et psychologiques, des abus sexuels, des condamnations illégales, voire des exécutions — tant au moment de leur capture qu’au cours de leur détention en Russie.