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Association pour les Droits de l'Homme dans les Zones de Conflit

Rapport sur les violations

Catastrophe humanitaire à Gaza : plus de 120 morts de faim, la situation s'aggrave

La situation humanitaire à Gaza est critique. D’après les dernières informations, plus de 120 personnes, dont des enfants, sont mortes de faim. Le personnel médical et les organisations internationales rapportent une famine généralisée et un épuisement extrême de la population civile.

Une photo marquante illustre la tragédie : celle d’un enfant émacié, enveloppé dans un sac en plastique, tenu dans les bras de sa mère dans une tente de réfugiés. Cette image est devenue un symbole de la crise qui frappe l’enclave.

Selon le ministère local de la Santé, au moins 40 personnes sont mortes de faim ces derniers jours. Les hôpitaux sont saturés, le nombre de patients souffrant de malnutrition sévère augmente chaque jour, et les soignants manquent de moyens de base pour les traiter.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qualifie la situation de « famine de masse provoquée par l’homme ». En juillet, plus de 5 000 enfants souffrant de malnutrition chronique ont été hospitalisés, dont environ 800 dans un état critique. Les centres de santé n’ont ni médicaments, ni matériel, ni électricité, ni carburant pour les générateurs.

La crise s’est intensifiée après qu’Israël a cessé toute aide humanitaire vers Gaza en mars, à la suite de l’échec d’une trêve de deux mois. Bien que le blocus ait été partiellement levé en mai, les livraisons restent limitées et les pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments se sont aggravées.

Selon les agences humanitaires, près d’un tiers de la population de Gaza n’a pas mangé pendant plusieurs jours d’affilée. Environ 500 000 personnes sont en état de famine extrême. Les boulangeries ferment, les marchés sont vides et les prix du pain et de l’eau ont explosé. Les volontaires s’effondrent parfois d’épuisement pendant leur travail.

Parallèlement, l’opération militaire israélienne « Gideon’s Chariots » se poursuit dans la majeure partie de l’enclave. Les forces israéliennes contrôlent désormais des villes et corridors stratégiques, repoussant les civils vers des zones toujours plus réduites. Selon l’ONU, jusqu’à 88 % du territoire de Gaza est soumis à des ordres d’évacuation ou au contrôle direct de l’armée.

Des millions de personnes sont entassées dans les dernières zones dites « sûres », aggravant l’effondrement humanitaire. Des milliers de déplacés sont privés d’abris, d’eau, d’électricité et de soins médicaux.

Les missions humanitaires internationales fonctionnent à la limite de leurs capacités. L’ONU alerte : sans intervention immédiate et accès humanitaire libre, le nombre de morts continuera d’augmenter rapidement.