La condamnation des soldats ukrainiens du régiment "Azov" par les tribunaux russes a attiré une attention internationale considérable en raison de graves violations du droit international et des droits de l'homme. Les prisonniers, capturés lors du siège de Marioupol en 2022, ont été condamnés à des peines de prison longues, allant de 13 à 23 ans, sous l'accusation d'appartenance à une "organisation terroriste". Ces accusations reposent sur la désignation par la Russie du régiment "Azov" comme organisation terroriste, malgré son statut de groupe militaire légitime de l'Ukraine.
Les procès, qui ont suscité l'indignation mondiale, ont été marqués par des violations du droit international humanitaire. Le 26 mars 2025, le tribunal militaire du district sud à Rostov-sur-le-Don a rendu des condamnations à l'encontre de 23 prisonniers ukrainiens, tous liés au régiment "Azov" à différents moments. Douze d'entre eux ont reçu des peines de prison de 13 à 23 ans dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité. 11 autres ont été condamnés par contumace après être retournés en Ukraine dans le cadre d'un échange de prisonniers—deux ont reçu 23 ans, tandis que neuf femmes, ayant travaillé comme cuisinières militaires à différents moments, ont été condamnées à 13-14 ans dans une colonie de régime général. Toutes les femmes ont été échangées en septembre 2024.
Les accusations contre les soldats "Azov" reposent sur des affirmations selon lesquelles ils auraient servi dans le régiment "Azov" et exprimé des vues radicales pro-ukrainiennes et des attitudes négatives envers les russophones. Certains des accusés ont participé à la défense de Marioupol et d'Azovstal, tandis que d'autres avaient quitté le régiment avant l'invasion russe en 2022 et ont été arrêtés chez eux ou lors de la filtration. L'affaire a été ouverte dans la "RPD" autoproclamée, puis transmise au tribunal de Rostov-sur-le-Don.
Les procès ont été marqués par de nombreuses violations des droits des accusés. Les soldats ont signalé des tortures, le refus de soins médicaux et un traitement dégradant pendant leur détention. Les confessions obtenues sous la torture ont été utilisées comme preuves principales devant le tribunal, ce qui remet en question la légitimité du procès. Ces actions contredisent les dispositions des Conventions de Genève, dont la Russie est signataire, qui exigent un traitement humain des prisonniers de guerre et interdisent toute forme de contrainte pour obtenir des confessions.
Les Conventions de Genève, en particulier l'article 17 de la Troisième Convention de Genève, exigent la protection des prisonniers de guerre contre la violence et interdisent les confessions forcées. Les actions menées contre les soldats "Azov" violent ces normes. Le procès n'a pas respecté les normes internationales d'équité et n'a pas garanti aux accusés un procès juste et transparent. Ces violations font partie d'un modèle plus large de violations du droit international commises par les forces russes lors du conflit en cours en Ukraine.