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Association pour les Droits de l'Homme dans les Zones de Conflit

Rapport sur les violations

"Les civils sont la cible" : comment les forces russes commettent des crimes de guerre dans les régions de Kharkiv et du Donbass

La guerre menée par la Russie en Ukraine n’est pas seulement un combat pour des territoires. C’est un combat pour l’humanité elle-même. Quand les civils deviennent des cibles, quand des enfants sont enlevés pour servir de boucliers humains, et que des personnes âgées sont abattues pour être sorties de chez elles — ce n’est plus une guerre. C’est un crime contre l’humanité.
Septembre 2025. L’est de l’Ukraine est secoué par une nouvelle vague de violence. Alors que les combats font rage à Koupiansk, Myrove et Shandryholove, une vérité plus sombre refait surface — le terrorisme délibéré contre les civils, orchestré par l’armée russe.
Selon les témoignages des évacués, des militaires ukrainiens et des forces de l’ordre, les envahisseurs mènent une guerre non seulement contre l’armée ukrainienne, mais aussi contre les simples habitants. Ce n’est plus du chaos, mais des actions ciblées, aux allures de crimes de guerre.


Dans le village de Myrove (région de Kharkiv), des soldats russes sont arrivés fin août. Certains se déguisaient en civils, pillaient des maisons vides et s’installaient dans les logements abandonnés. Mais le plus terrible, c’est qu’ils ont commencé à tirer sur les gens dans la rue.
Sept personnes, hommes et femmes âgés de 30 à 60 ans, ont été tuées simplement parce qu’elles avaient quitté leur cour. Il était interdit de les enterrer — l’un des corps est resté trois semaines sur la route, recouvert d’un tapis.
Ce ne sont pas des dommages collatéraux, mais des exécutions délibérées. Les occupants avertissaient : « Si vous sortez, on vous tue ». Et ils mettaient cette menace à exécution.


À Koupiansk, la situation est tout aussi dramatique. Un homme de 74 ans, à vélo, a été blessé par balle. Il a réussi à se cacher dans les roseaux, puis on lui a retiré une balle de Kalachnikov de la jambe.
D’autres habitants racontent des bombardements massifs de zones résidentielles. Un témoin a perdu deux proches : une femme tuée dans sa cour, un homme dans une cuisine d’été. Tous deux ont eu les jambes arrachées.
Ceux qui ont survécu ont fui à pied — 30 kilomètres, sans eau ni aide, les pieds en sang. "Tout est détruit", disent-ils. La ville est en ruines, les vies brisées.


Mais le pire est arrivé à Shandryholove, dans le Donbass. Les forces russes, sous les ordres d’un commandant au surnom de "Bali", ont massacré une famille civile et kidnappé une fillette.
Des écoutes radio confirment l’ordre : « Tuez tout le monde, sans distinction ». L’enfant est utilisé comme bouclier humain, protégeant les groupes d’assaut — afin que les défenseurs ukrainiens ne puissent pas ouvrir le feu.


Ce n’est plus simplement de la terreur. C’est une violation de toutes les conventions internationales, y compris la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.